Cardabelle metal

 

Pour construire une cardabelle il faut commencer par l’extérieur un peu comme pour manger un artichaut. Les grandes feuilles sont découpées dans des plaques de bronze ou laiton en respectant le gabarit dessiné en feuille d’acanthe. Puis c’est un patient travail de pliage et de re-pliage sur la feuille chantournée et martelée. Des gants épais sont de rigueur pour éviter les piqûres et écorchures. Sinon, c’est un peu comme essayer de caresser le ventre d’un chat espiègle... Sans gants !

 Les petites feuilles de la couronne moyenne sont traitées de la même façon avec encore plus de minutie. La corolle pose moins de soucis sa découpe est juste affaire de régularité.

Cardabelle metal 2

 

Une fois réalisées une bonne dizaine de feuilles de toutes tailles, il faut les braser une à une sur une platine qui va accueillir tous les éléments de la fleur. Les feuilles sont disposées selon un rythme impair et surtout sans régularité pour que chaque cardabelle réalisée soit unique. Les grandes feuilles sont même montées sur des tiges relativement flexibles qui vous permettront de les orienter à votre gré.

L’assemblage terminé, comme pour un bijou, les cardabelles sont dérochées, c’est à dire, débarrassées des résidus de brasures, et les feuilles nettoyées retrouvent leur brillance sous la brosse métallique.

 

Cardabelle de bronze

 

Leur toilette terminée elles vont attendre patiemment la suite de leur embellissement.  A savoir, l’ajout du cœur de la belle qui sera en métal, céramique ou bien personnalisé à votre convenance.
Le bronze des feuilles pourra également recevoir différentes patines, d’oxydes de couleur ou laissé tel quel pour se patiner avec  le temps et le soleil comme leurs consœurs  les cardabelles séchées.